Serendipity

Le don magique de faire par hasard des découvertes heureuses

Le Roi Lion 14 novembre, 2007

roi lion

Je ne sais pas si c’était à cause des grèves prévues pour le lendemaain, mais le théâtre était à moitié rempli ce mardi soir. En tout cas ça m’a permis de bénéficier d’être assise à une place orchestre catégorie 1 tout en ayant payé une place catégorie 3, ha, ha, ha !
Bon, je vais commencer par les critiques, au moins comme ça sera fait et on pourra terminer sur une note positive.
Tout d’abord, y’a rien à faire mais la langue de Molière, à mon humble avis, n’est décidemment pas faite pour les comédies musicales. Les deux seules chansons qui font exception sont : « Il vit en toi » et « L’Histoire de la vie » les deux interprétées par la remarquable comédienne qui reprend le rôle de Rafiki (le babouin dans le dessin animé). Sinon sur les autres chansons en français, très sincèrement je n’ai rien compris aux paroles. Et je ne suis pas la seule puisque ma soeur qui était avec au moi au spectacle me demande si je pigeais quelque chose aux chansons. Sinon pour en finir sur la partie musicale, les chansons en zoulou sont les plus réussies. Non pas que je parle et comprenne le zoulou couramment, mais les sonorités de cette langue collent aux mélodies et aux rythmes des chansons et elle est en adéquation par rapport au décor et aux costumes.
D’ailleurs les costumes et le décor, parlons en parce qu’ils sont tout simplement époustouflant (prononcer ce mot en pensant à Roberto Benigni qui reçoit le grand prix du Jury au festival de Cannes). Pourtant plus casse gueule comme projet d’adaptation on peut pas trouver mieux. Représenter la savane et les animaux d’après un dessin animé sans que ce soit ridicule et pathétique, franchement il y a de quoi être sceptique. Mais pari gagné. Quand on regarde les comédiens vêtus de leurs costumes (faits de tissus et matériaux naturels) et coiffés de leurs masques, ils expriment à la fois cette partie animale et humaine des personnages. Ceci est particulièrement vrai pour les lions et lionnes et autres félins qui dégagent une certaine majesté. Pour les personnages plus cartoonesques (Zazu le calaos, les hyènes, Timon et Pumba), la mise en scène a recours au Bunraku : théâtre de marionnettes japonais où les comédiens marionnettistes sont habillés tout en noir mais restent visibles par les spectateurs. Mention spéciale pour la performance du comédien qui joue Zazu. Timon et Pumba, eux par contre, sont moins réussis.

Voilà ! Pour résumer j’en ai pris plein les mirettes par contre pour le côté musical, j’aurais peut-être du aller le voir en VO à Londres à l’époque où j’y habitais. Arf ! C’est raté pour la fin sur une note positive…

 

One Response to “Le Roi Lion”

  1. courtier Says:

    extraordinaire article, merci beaucoup.


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