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Le don magique de faire par hasard des découvertes heureuses

Interview Coline Menard 10 juillet, 2008

Filed under: Broad board — Mel @ 15:21
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Coline Menard

L’année dernière au mois de juin, je suis partie pour une semaine à Hossegor pour apprendre à surfer. Enfin, plutôt à patauger dans le bassin pour débutants à essuyer des wipeout en série après mes take-off de dindon maladroit et à bouffer du sable… Et parmi le groupe de filles réunies dans la girlie house se trouvaient quelques rideuses du team Roxy, dont Coline Menard, jeune réunionnaise de 20 ans avec un sacré palmarès. Tenez rien qu’en 2007 : 9ème au championnat du monde de longboard WLT, 4ème aux championnats de France, vice-championne aux championnats d’Europe et elle a remporté le Roxy Trophy de Saint-Gilles les bains ! Et avec tout ça la miss trouve encore le temps de se consacrer avec succès à ses études en Biologie à la fac de Saint-Denis à la Réunion !

A quel âge as-tu fait tes premiers pas sur une planche ?
J’ai commencé toute petite avec mon papa et mon frérot sur le spot de Diamond Head, du Petit Bec et du Lizay sur l’île de Ré (elle est née à La Rochelle). Mon père m’emmenait avec lui, sur sa planche, dans des vagues qui me paraissaient gigantesques !
Je devais avoir 6 ou 7 ans quand il m’a shapé ma première planche et quand j’ai pu y aller seule. Ma mère m’avait même cousu une combinaison à ma taille !

Pourquoi le longboard plutôt que le shortboard ?
J’ai d’abord fait beaucoup de shortboard avant de me consacrer au longboard.
Il y a 5 ans, je me suis inscrite dans une compétition en longboard parce qu’il n’y avait pas assez de participantes. Ça m’a plu et au fur et à mesure, j’ai préféré le long au short!
Il est question de grâce et d’agilité sur un longboard alors qu’en shortboard, il faut être agressif et radical… Ce n’est pas mon cas !

Ton quiver ?
Mon garage est rempli de shortboards et longboards qui appartiennent à la famille.
J’ai 2 longboards neufs rien qu’à moi (visible sur le site de UWL). Un « classique » (que j’utilise quand les vagues sont petites et pour faire plus facilement des noses) et un « moderne » (pour les grosses vagues et les manoeuvres plus radicales).
J’ai aussi un Bonzer (6’1 à 5 dérives) pour m’amuser à la Réunion !

Quels sont les critères de jugement lors d’une compétition longboard ?
C’est assez compliqué car cela change beaucoup. Généralement, en longboard, il faut faire du 50/50. C’est à dire 50% de manoeuvres modernes et radicales (Roller, Floater, Cut back…) et 50% de manoeuvres classiques (beaucoup de Noses* : hang five*, hang ten*…)


Plus on fait de figures sur une vague, plus la note (sur 10) est haute. Nous avons le droit de prendre 10 vagues maximum pendant 20 minutes. Sur les vagues prises, les juges gardent les 2 meilleures et les additionnent pour donner un total sur 20. Ainsi, les surfeurs ayant les meilleurs note accèdent aux séries suivantes jusqu’à la finale. La taille de la vague compte aussi, ainsi que la prise de risque.

Comment était l’ambiance dans l’eau et hors de l’eau à Biarritz ?
Le Roxy Jam amène chaque année des longboardeuses des 4 coins de la planète et c’est toujours avec plaisir qu’on surfe toutes ensemble. On s’apporte beaucoup en se regardant surfer mutuellement, on apprend tout en respectant. On se lie d’amitié ! Dans l’eau, hors compétition, les filles aiment partager leur vague dans la bonne humeur. Biarritz, c’est très « cool » !

Est-ce que tu as un modèle dans le monde du surf ?
J’admire beaucoup les longboardeuses comme Jen Smith et Kassia Meador, qui ont un style et une glisse unique. Ce sont des modèles mais aussi des amies !

Raconte nous un peu tes derniers voyages avec le team Roxy ?
3 semaines GÉNIALES à Hawaii !! Surfs à Sunset, Rocky Point et Makaha, qui sont des spots très connus pour leurs belles vagues! J’ai vraiment apprécié ce voyage au pays du surf ! Fin novembre, je rentrais à La Run pour redécoller en Australie en décembre. Sydney jusqu’à Brisbane en camping car, en s’arrêtant à Lennox Head, Snaper Rock et The Pass à Byron (2 spots de droites incroyables !!). Puis j’ai rejoint le team à Torquay pour des compets. Franche rigolade avec les Roxy Girls du monde entier !
Mi février, il fallait que je rentre chez moi pour mes études. Dommage, je serai bien resté encore et encore !!!

Comment gères-tu ta vie d’étudiante en biologie et de surfeuse ?
Ça n’a pas toujours été facile ! Les voyages m’ont fait rater pas mal de cours à la fac et heureusement que j’ai pu compter sur mes amis pour prendre les cours ! En période d’exam, je vais moins surfer et inversement, pendant les vacances, j’en profite ! La fac me permet de garder la tête sur les épaules et de penser à mon avenir professionnel.

Est-ce que tu envisages une carrière professionnelle dans le surf ?
Rares et très chanceux sont ceux qui ne vivent que de surf ! Même si cela reste mon rêve, je sais bien qu’il sera difficile de faire carrière dans ce domaine. En ce moment, je cherche plutôt ce que je pourrais faire comme job, avec mes études de Bio et mon longboard !

Est-ce que la protection de l’environnement est important pour toi ?
Oh que OUI ! Je suis très sensible à tout ce qui touche l’environnement. C’est aussi pour cela que je fais des études de biologie. Il y a quelques mois, j’ai adhéré à l’ARVAM, une association pour la protection des lagons et le suivi des coraux.

Tes secrets de beauté pour te protéger la peau et les cheveux des vilains rayons du soleil ?
Pas de secret : que de la crème solaire !! Indice de protection minimum 30, sinon, gare aux coups de soleil ! Celle de la marque Roxy est parfaite pour les surfeuses ! Elle ne pique pas les yeux, ne te fais pas glisser sur la planche et résiste bien à l’eau ! Ensuite j’enfile un lycra pour protéger mon dos et j’applique sur mes cheveux de l’huile sèche protectrice. En ce moment, je teste celle de Phytoderme (Jacques Dessange) qui marche très bien !

Tes bons plans, tes bonnes adresses à Biarritz/La Réunion ?
A Biarritz, La Villa Vauréal est une maison/hôtel, sublime et très calme, pas loin de la plage et idéale pour préparer le Roxy Jam ! Sinon, j’ai l’habitude de me réfugier au café de La Cote des Basques après un surf.
Et pour sortir : RDV au Play Boy !!!!!

A la Réunion, le Dodo Spot propose des chambres en face du spot de St Leu ! Parfait pour être tôt dans l’eau, avant tout les locaux ! Pour les soirées, St Gilles (Gueule de Bois) et St Pierre (Kabarhum) sont les 2 villes qui bougent le plus… Et pour manger, rien de mieux qu’un carry en barquette, chez le chinois du coin !

Et quelques adresses internet :
http://binome974.skyblog.com pour suivre les news de ma meilleure amie et moi !
http://www.st-leu-surf-club.info/ le site de mon club de surf !


* Nose : comme le nez de la board
* Hang five : comme les 5 orteils des pieds qui prennent l’air sur le nose
* Hang ten : cf la photo de Coline en plein hang ten ! D’ailleurs, merci au papa de Coline pour cette photo
🙂
 

One Response to “Interview Coline Menard”

  1. tom Says:

    Yeahhhh trop fort Coline est dans la place !

    Thomas
    http://www.uwl-blog.com


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