Serendipity

Le don magique de faire par hasard des découvertes heureuses

From Rags to Rajah 12 février, 2009

Filed under: Arts & Entertainment,Serendipity Books — Mel @ 11:53

Alors soyons clair, le film du réalisateur Danny Boyle, Slumdog Millionaire, est à voir. Des acteurs justes, une superbe BOF (avec M.I.A entre autres), une course poursuite mémorable dans les bidonvilles. D’ailleurs à la fin de la projection les gens ont applaudi dans la salle. Et si l’avis du public ne vous suffit pas, il n’y a qu’à voir la moisson de prix qu’il a récolté jusqu’ici : BAFTA (équivalent des César chez les British), Golden Globes… manque plus que les Oscars. Mais… car bien entendu, il y a un mais avec moi, ça ne vaut pas le livre « Q&A« , en français (un conseil prenez une grande inspiration avant de lire le titre) « La fabuleuse aventure d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire » de Vikas Swarup. De ma voisine dans la salle de cinéma, en passant par les conversations que j’ai entendues dans les transports, tout le monde qui a lu le livre fait le même constat : le film est différent du livre, ce n’est pas la même histoire et du coup, on est un chouïa déçu.

D’un côté vous avez l’histoire de Jamal Malik, héros du film, de son frère Salim et de Latika, l’amour d’enfance de Jamal. De l’autre, vous avez celle de Ram Mohammad Thomas, héros du roman, de Salim son meilleur ami et de toute une ribambelle de personnages hauts en couleurs et issus de toutes les classes sociales indiennes. Le point commun entre Jamal et Ram ? Ce sont tous les deux des gamins de la rue qui ont remporté le jackpot du jeu télévisé indien « Who Wants to be a Millionaire » puis accusés de tricherie, car comment ces gamins incultes, issus des bidonvilles de Mumbaï, peuvent-ils réussir là où d’autres participants plus intelligents et plus diplômés ont échoué. Réponse D : c’était écrit. C’est grâce aux évènements marquants de leurs vies que Jamal et Ram, ces « Forrest Gump » indiens vont pouvoir donner leur dernier mot. Le film parvient peut-être à retirer la quintessence de l’histoire du livre mais pas à reproduire la magie du livre.

L’histoire de Ram Mohammad Thomas tient plus de la fable, d’un conte avec un côté Amélie Poulain made in Bollywood, que malheureusement la pellicule a du mal à capturer. Une fois le livre terminé on irradie, on rayonne de bonheur malgré les histoires sordides de viol, d’inceste, de meurtres, de tortures… qui font partie d’une certaine réalité de la vie en Inde. Dans un des chapitres du livre, un des personnages prononce cette phrase terrible : « We Indians have this sublime ability to see the pain and misery around us, and yet remain unaffected by it. So, like a proper Mumbaikar, close your eyes, close your ears, close your mouth, and you will be happy like me. » Malgré cette apathie qui traverse le livre, mais aussi à grâce à elle, le fabuleux destin de Ram Mohammad Thomas est encore plus exceptionnel.

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One Response to “From Rags to Rajah”

  1. Seb Says:

    C’est marrant, c’est la phrase qui m’a le plus marqué du livre qui est quotée ici. Dois-je en conclure que je peux le refermer avant la fin🙂
    Non je rigole. bon article en tout cas.


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