Serendipity

Le don magique de faire par hasard des découvertes heureuses

The Little Book of Hindu Deities 22 juillet, 2009

Filed under: Serendipity Books — Mel @ 13:26

Sanjay Patel's Little Book of Hindu DeitiesGot your Vishnus, Shivas, Ganeshas all mixed up? Then pick-up a copy of Sanjay Patel’s adorable and colorful « The Little Book of Hindu Deities: From the Goddess of Wealth to the Sacred Cow« 

I was cooling-off in one of the Periplus bookshop in Ubud, Bali when I saw this book with a cute little cartoonish looking Ganesha on it’s cover and a « Bestseller » sticker on it. Didn’t take me long to head straight for the till. I thought it would be a fun way to try and get a better grasp on Hindu mythology and all its’ gods and goddesses. Plus it would come in handy while in Bali since the main religion is Hinduism eventhough it’s far too animistic to be considered in the same vein as Indian Hinduism.

These amazing and adorable looking gods, goddesses, demi-gods and avatars are designed by the author Sanjay Patel who happens to be an animator at Pixar. For each of them, you get a full page illustration, an explanation and the correct phonetic pronounciation: Ganesha (guh-NAY-shuh).

It’s a fun and educational little book. And don’t forget to check out the books’ website Ghee Happy. It’s filled with lots of goodies such as sketches and desktops. OM SHANTI

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Si comme dans un des derniers édito du Elle, vous pensez que Shiva est une déesse (tssssss, pas de bol c’est le papa de Ganesh et le mari de Parvati) alors ce livre est fait pour vous : « The Little Book of Hindu Deities: From the Goddess of Wealth to the Sacred Cow » (disponible en English only)
La couverture du livre, avec son petit Ganesh tout mimi, m’a sauté aux yeux pendant que je profitais de la merveilleuse clim dans la librairie Periplus à Ubud, Bali. Un sticker « Bestseller » dessus et il ne m’en fallait pas plus pour me rendre à la caisse. J’ai l’air de faire ma finaude comme ça en citant l’arbre généalogique de Ganesh, mais avant d’acheter ce bouquin, question mythologie indienne et sa ribambelle de dieux et déesses, je n’y connaissais pas grand chose. Les habitants de Bali étant en majorité Hindouistes (mais un Hindouisme différent de celui de l’Inde), je me suis dit qu’il fallait en profiter pour enfin pouvoir commencer à comprendre quelque chose avec ce petit livre rigolo.

Tous ces adorables petits dieux, déesses, demi-dieux et avatars ont été crées par l’auteur du livre, Sanjay Patel, qui est animateur chez Pixar. Pas étonnant qu’ils ont l’air de sortir d’un dessin-animé. Pour chacune de ces déités, vous avez une illustration pleine page, une description complète et la prononciation phonétique pour ne plus écorcher leurs noms : Ganesha (guh-NAY-shuh)

On apprend plein de choses intéressantes tout en s’amusant : du ludo-éducatif made in Bollywood ! Faites un tour sur le site du livre Ghee Happy, il y a plein de goodies : des croquis mais aussi des fonds d’écran. OM SHANTI

Sample Pages

 

From Rags to Rajah 12 février, 2009

Filed under: Arts & Entertainment,Serendipity Books — Mel @ 11:53

Alors soyons clair, le film du réalisateur Danny Boyle, Slumdog Millionaire, est à voir. Des acteurs justes, une superbe BOF (avec M.I.A entre autres), une course poursuite mémorable dans les bidonvilles. D’ailleurs à la fin de la projection les gens ont applaudi dans la salle. Et si l’avis du public ne vous suffit pas, il n’y a qu’à voir la moisson de prix qu’il a récolté jusqu’ici : BAFTA (équivalent des César chez les British), Golden Globes… manque plus que les Oscars. Mais… car bien entendu, il y a un mais avec moi, ça ne vaut pas le livre « Q&A« , en français (un conseil prenez une grande inspiration avant de lire le titre) « La fabuleuse aventure d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire » de Vikas Swarup. De ma voisine dans la salle de cinéma, en passant par les conversations que j’ai entendues dans les transports, tout le monde qui a lu le livre fait le même constat : le film est différent du livre, ce n’est pas la même histoire et du coup, on est un chouïa déçu.

D’un côté vous avez l’histoire de Jamal Malik, héros du film, de son frère Salim et de Latika, l’amour d’enfance de Jamal. De l’autre, vous avez celle de Ram Mohammad Thomas, héros du roman, de Salim son meilleur ami et de toute une ribambelle de personnages hauts en couleurs et issus de toutes les classes sociales indiennes. Le point commun entre Jamal et Ram ? Ce sont tous les deux des gamins de la rue qui ont remporté le jackpot du jeu télévisé indien « Who Wants to be a Millionaire » puis accusés de tricherie, car comment ces gamins incultes, issus des bidonvilles de Mumbaï, peuvent-ils réussir là où d’autres participants plus intelligents et plus diplômés ont échoué. Réponse D : c’était écrit. C’est grâce aux évènements marquants de leurs vies que Jamal et Ram, ces « Forrest Gump » indiens vont pouvoir donner leur dernier mot. Le film parvient peut-être à retirer la quintessence de l’histoire du livre mais pas à reproduire la magie du livre.

L’histoire de Ram Mohammad Thomas tient plus de la fable, d’un conte avec un côté Amélie Poulain made in Bollywood, que malheureusement la pellicule a du mal à capturer. Une fois le livre terminé on irradie, on rayonne de bonheur malgré les histoires sordides de viol, d’inceste, de meurtres, de tortures… qui font partie d’une certaine réalité de la vie en Inde. Dans un des chapitres du livre, un des personnages prononce cette phrase terrible : « We Indians have this sublime ability to see the pain and misery around us, and yet remain unaffected by it. So, like a proper Mumbaikar, close your eyes, close your ears, close your mouth, and you will be happy like me. » Malgré cette apathie qui traverse le livre, mais aussi à grâce à elle, le fabuleux destin de Ram Mohammad Thomas est encore plus exceptionnel.

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Salaam Brick Lane 3 novembre, 2008

Filed under: Serendipity Books — Mel @ 11:49
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Je ne sais pas s’il existe un équivalent parisien qui s’approcherait de près ou de loin au quartier de Brick Lane situé dans le East End londonien. Pour la plupart des anglais, cette rue symbolise le quartier des Bengalis, d’où le surnom de Banglatown. Mais contrairement aux idées reçues, ce quartier n’est pas qu’une enfilade de curry houses et de vendeurs de kebab. C’est un quartier multi-ethnique qui accueille de nombreux immigrés venus des quatre coins du monde : Somaliens, Irakiens, Iraniens, Afghans, Congolais, Nigériens, Ghanéens, Kosovars, Albanais, pour n’en citer que quelques uns.

Tarquin Hall, un journaliste anglais issu de la classe moyenne qui revient vivre dans son pays natal après avoir passé plus de dix ans en Asie, se voit contraint d’habiter dans le quartier de Brick Lane, faute aux loyers exorbitants pratiqués dans les quartiers huppés de son enfance. Le livre démarre par ses recherches d’appartement et sa rencontre avec Mr. Ali son futur propriétaire, personnage haut en couleur qui suggère un parapluie afin de remédier à une fuite au niveau du toit de la salle de bains… La suite raconte son intégration réussie dans Brick Lane. Il apprend à connaître ses voisins (Mrs Cohen), les commerçants (Mr Singh), les figures emblématiques du quartier (Chalkie qui revend des bouteilles de ‘Coat de Roen‘ tombées du camion) et à partager leur quotidien. Il y a de la réticence vis à vis de ce nouveau venu, cet étranger blanc qui s’intéresse à eux, à leur histoire, à partager leurs rêves, leurs espoirs. Il a aussi su retranscrire à merveille la couleur locale grâce aux accents de chaque nationalité (je crains le pire pour la VF…) Le plus savoureux étant celui de Mr Ali qui s’apparente à une sorte d’Eliza Doolittle (en plus viril) Sud Asiatique. »He dropped his Hs, pronounced nothing as ‘nafing’, and when addressing white people such as myself, dispensed with their proper names in favour of ‘geezer’, ‘guvna’, or ‘mate’. Anyone he didn’t like was invariably referred to as ‘bustard’. »

Il n’y a jamais de condescendence dans le point de vue de Hall, il ne juge pas les habitants, ni ne cherche à prêcher la bonne parole. Il y a uniquement de la générosité et de l’entre-aide mais sans tomber dans la mièvrerie. C’est le premier roman que j’ai lu qui raconte l’histoire d’un quartier de Londres qui a accueilli des vagues d’immigration depuis la nuit des temps et comment ces immigrés sont devenus des Anglais, comment ces mêmes immigrés ont participé à la construction et à l’évolution de l’identité anglaise qui relève plus d’une façon d’être, d’un état d’esprit que d’une question de génétique.

 

The uncommon reader 1 septembre, 2008

Alan Bennett’s novella, ‘The Uncommon Reader‘, is a delight. Maybe not so ‘A master piece of comic brevity’ as the Observer put it, but still a very charming and entertaining one that’s for sure. Unfortunately for French readers, it’s only available in English, as most of his other books. One could compare it to the essay ‘Comme un roman’ written by Daniel Pennac, since both authors write about the joys of reading. Alan Bennett taking the more fictional side of things (while Daniel Pennac sticking to the more scholastic side) since his voracious and uncommon reader turns out to be the Queen of England.

One day while chasing after her infamous corgis, HRH stumbles upon a mobile library and ‘now that one is here I suppose one ought to borrow a book‘. The Queen’s first choice of reading is a little bit dry but goes through with it ‘Once I start a book I finish it. That was the way one was brought up. Books, bread and butter and mashed potato – one finishes what’s on one’s plate‘. Her next choice of reading turns out to be a fortunate one and soon after she becomes engrossed with reading, to a point that her public duties begin to suffer. The Queen finds herself faking a cold so she can curl up with a book. ‘What she was finding also was how one book lead to another, doors kept opening wherever she turned and the days weren’t long enough for the reading she wanted to do‘.

Her staff sees this new reading hobby as a dangerous one. ‘While not exactly elitist, [reading] sends the wrong message. It tends to exclude‘.

Anyone who’s felt the pull of books, can identify to the Queen’s new reading habit and understand why one can get hooked on them and how they take you somewhere else. ‘Books are not about passing the time. They’re about other lives. Other worlds‘.

A quick, fun read that will surely raise a chuckle or two along the way.

 

Chais pas quoi lire 5 février, 2008

C’est pas que je manque d’idées, au contraire j’en ai toute une liste. Et puis une fois que je me retrouve dans les allées de la FNAC ou de WH Smith (mes fournisseurs) avec le(s) bouquin(s) en main, je reste indécise quand au passage en caisse. Oui parce que lire en VO ça a un coût non négligeable. Alors certes on peut les acheter d’occasion sur internet mais une fois les frais d’expédition rajoutés autant les acheter neufs ça revient au même prix. Donc voici en ce moment ma liste de lecture hésitante où je vous signale qu’il n’y a pas d’auteurs français (sûrement à mon grand tort) et où vous ne trouverez pas la trilogie Millénium de Stieg Larsson que tout le monde lit en ce moment.
The Wind-up Bird Chronicle

The Wind-up Bird Chronicle (Chroniques de l’Oiseau à ressort) de Haruki Murakami
Une personne au surf camp à Bali l’avait acheté et disait qu’aux US tout le monde le qualifiait d’un « page turner ». J’avais commencé à lire quelques pages pour voir si je ne serais pas rebutée par l’écriture d’un auteur japonais qualifié de « master of subtly disturbing prose ». A priori non. Celui-ci attise ma curiosité car je n’ai jamais lu d’auteurs japonais alors pourquoi pas celui-là.

Résumé : un chat égaré, une inconnue jouant de ses charmes au téléphone, ces événements anodins suffisent à faire basculer la vie d’un jeune chômeur dans un tourbillon d’aventures surprenantes. L’espace étroit de son quotidien devient le théâtre d’une quête métaphysique sans cesse renouvelée où rêves, réminiscences et réalités se confondent. L’écriture de Murakami dessine une nouvelle fois un parcours initiatique, localement restreint, mais chargé de rencontres mystérieuses et déroutantes. Replaçant la méditation bouddhique dans la violence contemporaine du Japon ou d’ailleurs, il emmène le lecteur dans un monde fantastique pour mieux figurer l’envol des sens, du sens.

 

Salaam Brick LaneSalaam Brick Lane: A Year in the New East End (Salaam London) de Tarquin Hall (un extrait en anglais disponible sur le site de l’auteur)
Trouvé en même temps que le roman de Xiaolu Guo sur un numéro de Télérama que j’achète sporadiquement. Et puis Brick Lane c’était le quartier où j’allais acheter mes fournitures chez Atlantis pour les cours dessins (j’ai abandonné, je n’ai aucun talent) que je suivais à l’époque où j’habitais à Londres.

Résumé : Tarquin Hall, après dix ans de journalisme en Afrique, en Asie, en Amérique, en Inde et au Moyen-Orient, rentre en Angleterre. Sans grandes ressources, il perd rapidement ses illusions d’une vie tranquille dans l’ouest de Londres, les quartiers chic de son enfance. Et c’est ainsi qu’il se retrouve dans les pires bas-fonds de la ville, là même où Jack London écrivit Le Peuple de l’abîme : l’East End…
À Brick Lane, où il finit par dénicher une mansarde, rien n’a changé : crime, drogue, prostitution, immigration, misère. Ici, depuis des siècles se sont pressés les malheureux qui débarquaient sur les docks crasseux, des huguenots français aux juifs fuyant les pogroms du siècle, et maintenant les réfugiés du Bangladesh, les Afghans, Irakiens, Kurdes, Indiens, Kosovars – le monde entier, en somme.
Tarquin Hall fera face. Avec son expérience de globe-trotter et une solide dose d’humour. Ce qui nous vaut un récit savoureux, oscillant sans cesse entre tragique et comique, des scènes mémorables et une épatante galerie de portraits : Mr Ali, ‘the ultimate cockney muslim’, le genre de propriétaire qui revient avec un parapluie quand on lui fait remarquer que la salle de bains n’a plus de toit; son voisin kosovar avec lequel il partage à Noël une oie sauvage dérobée dans un parc voisin; Sadie Cohen, la vieille dame juive gardant le souvenir de tous les siens rescapés des pogroms; l’inénarrable Chalkie, cockney de souche et contrebandier de carpes françaises; tant d’autres encore…

 

The Book ThiefThe Book Thief (La Voleuse de Livres) de Markus Zusak
Là c’est la couverture du poche anglais qui m’a attirée en librairie. Et dans le résumé c’est la présence de l’accordéoniste. Allez savoir pourquoi !

Résumé : une histoire étrange et émouvante où il est question : d’une fillette ; de mots ; d’un accordéoniste ; d’Allemands fanatiques ; d’un boxeur juif ; de vols. Une histoire racontée par un personnage peu commun : la Mort. Une narratrice dotée d’un humour noir, sarcastique, mais compatissante aussi. Témoin de la folie des hommes, tout lui semble perdu d’avance, sauf quand se distinguent des Allemands qui n’obéissent pas aux règles et des enfants rebelles.

 

 

 

Et avec tout ça, j’ai toujours en stock Ladies Coupé d’Anita Nair et Jonathan Strange & Mr. Norell de Susanna Clark que j’ai acheté mais qui pour une raison ou une autre restent là sur ma table de nuit et qui n’attendent qu’une seule chose c’est de recevoir des taches, des pages cornées, des pliures… Bref la vie d’un livre de poche qui est lu quoi !

 

A concise Chinese-English dictionary for lovers by Xiaolu Guo 21 janvier, 2008

A concise Chinese-English dictionary for loversL’histoire en deux mots : l’héroïne du roman, Zhuang Xiao Qiao, 23 ans, rebaptisée « Z » parce que « too long pronounce« , est envoyée à Londres par ses parents pour y apprendre l’anglais. Pendant son séjour linguistique, elle tombera amoureuse d’un anglais quadragénaire, bisexuel, végétarien (« you be depression if you don’t eating meat« ) et ex-anarchiste qui vit à Hackney et qui n’aime pas exprimer ses sentiments. Bref ils ont des problèmes de couple quoi.

Le livre est sciemment écrit en « broken English« . Certains décrivent (à tort) cet effet de style comme un « gimmick ». Les erreurs de prononciation, de compréhension et les fautes d’orthographes dans la langue de Shakespeare donnent lieu à des malentendus comiques. « Fizzy water » (eau gazeuse) devient du « Filthy water » (eau vaseuse), « rucksack » (sac à dos) devient « rocksack » (sac à pierres), « mans » au lieu de « men« . J’aime beaucoup cet extrait sur l’utilisation des pronoms : « So I have two mes? According to Mrs. Margaret, one is subject I one is object I? But I only one I. Unlesse Mrs. Margaret talking about incarnation or after life. »

On découvre Londres à travers les yeux de Zhuang qui est déboussolée par les coutumes occidentales (la nourriture, le sex, le style de vie). Et en retour on en apprend pas mal sur la culture et la psychologie chinoise. »But why people need privacy? Why privacy is important? In China, every family live together and share everything, talk about everything. Privacy make people lonely. Privacy make family fallen apart. »

Mais le coeur du roman tourne principalement autour de l’histoire d’amour entre Z et son « lover« . Le livre soulève les sujets de la dépendance au sein du couple, les attentes, les différentes conceptions de la vie en couple. Au fur et à mesure du roman, l’anglais de Zhuang s’améliore, son personnage s’enrichit et gagne en maturité.

C’est autant un roman d’initiation qu’une confrontation entre Orient et Occident, raconté avec intelligence, humour et fraîcheur. C’est mon coup de coeur pour ce début d’année 2008 !

Sachant que le charme de ce roman réside dans le fait qu’il est délibérément écrit en « bad English« , j’ai du mal à imaginer que la version française sera à la hauteur de la version originale…

La sortie du « Petit dictionnaire amoureux anglais-chinois pour amants » est prévue en février 2008. Probablement entre le nouvel an chinois (7 février) et la St-Valentin…

Allez, un dernier extrait désopilant : « Why it doesn’t say ‘Dildo’ or ‘automatic sex for woman’ on the box? Maybe because it made in China, not allow say things so clearly. It might become a big scandal if somebody from his village know his neighbour making plastic cocks everyday in factory. Or maybe these factories are secretly protected by the government. Because Chinese governement say there is no sex industry in China.«